Réflexion d’un camarade sur le combat syndical :

Ces dernières années, les grèves deviennent une constante dans certains secteurs de notre pays.

Evidemment, par ces temps difficiles je comprends la colère populaire qui frappe nos concitoyens. Mais ces grèves ont-elles fait avancer nos droits sociaux? Notre gouvernement a t’il pris compte des revendications syndicales? Bref, est-ce qu’elles ont réellement fait bouger les choses?

Prenons exemple de la dernière grève du Tec. A cause de cette grève beaucoup d’étudiants n’ont pas pu se rendre à leurs examens et beaucoup de travailleurs n’ont pas pu faire de même pour leur travail….Et pendant ce temps-là, notre premier ministre Charles Michel est bien loin de ce tracassé de la paralysie du Tec tout
comme le premier wallon, Willy Borsus, car eux ne prennent pas le bus. Ces messieurs se déplacent avec leur chauffeur personnel. Je pense donc que personne ne me contredira sur le fait que ces différentes grèves finissent par pénaliser nos citoyens plutôt que les principaux concernés. Il est d’autant plus méprisable de savoir que les syndicalistes qui sont à l’origine de toutes ces grèves se revendiquent eux-mêmes rebelles du système, alors qu’ils ont les deux pieds dedans et finalement en sont les idiots utiles.

Prenons exemple de la FGTB, plus gros syndicat en Wallonie, elle est dirigée par Robert Verteneuil qui est membre du parti socialiste, ancien membre de la direction du syndicat socialiste et ancien président de la confédération des jeunes socialistes. A quelques exceptions près, malheureusement en Belgique, c’est le cas avec chaque syndicat et ce des formations le plus importantes jusqu’aux plus petits syndicats d’étudiants qui subissent l’influence politique. Pour rappel,
le FEF a connu comme président Emily Hoyos et Philippe Henry devenus pour la première membre de la direction d’Ecolo (2012-2015) et pour le second Ministre de la même obédience (2009-2014).

Mais en ce qui concerne la grève du Tec, c’est bien la FGTB qui est à la barre ce qui me fait penser que finalement, le PS n’y est pas étranger. C’est grèves sont-elles des manipulations politiques d’un opposition frustrée de ne plus être aux affaires en Wallonie et au fédéral ? Poser la question est sans aucun doute, y répondre puisque pour rappel, les autres formations syndicales comme la CSC et la CGSLB, n’ont pas suivi.

La reconquête de nos droit sociaux ne ce feras donc pas par un syndicat du système, mais par la recherche d’un nouvelle idéal et un militantisme radical. Pour ceux qui se complaisent dans ce système, j’accepte leurs choix mais alors s’il vous plait ne vous plaignez pas! Car vous êtes à votre échelle responsable des faits qui frappent
notre société. J’éprouve cependant beaucoup de respect pour les véritables syndicats ouvriers non politisés du 19ème siècle, car je leurs doits mes acquis sociaux et mes droits acquis actuels. C’est pourquoi je suis pour l’abolition de tous les syndicats d’obédience politique et pour la remise en place de véritables syndicats corporatifs non politisés. Ainsi les futures grèves et revendications seront directement organisées et décidées par la base populaire et non manipulées par nos politicards et leur particratie. Aussi de ce fait, les futurs gouvernements qui se succéderont seront dans l’obligeance d’écouter les futures attentes populaires.

Lucien Coppens

2 réflexions au sujet de « Réflexion d’un camarade sur le combat syndical : »

  1. Effectivement, les syndicats en 2017 (et depuis des décennies) ne remplissent plus leur rôle de la défense des intérêts des “travailleurs”, face aux lobbies des “banksters”.
    Les syndicats reconnus interdisent toute émergence de nouveaux types de syndicats “libres”, en se basant sur des critères d’un autre âge, de façon à garder un monopole.
    De plus, les syndicats actuels bénéficient de privilèges et de passe-droits inacceptables : représentation syndicale, heures de formation, paiement de congés “syndicaux” et , merveille des merveilles : paiement des indemnités de chômage, ce qui leur donne une exclusivité pour le recrutement parmi les travailleurs en prétextant qu’ainsi, le chômeur serait plus rapidement payé !
    Depuis fort longtemps, ces syndicats emploient leurs militants pour influencer la politique gouvernementale, quand celle-ci ne leur plait pas, par l’organisation de manifestations et de grèves, toutes plus injustifiées que mal venues.
    Et que dire des piquets de grève qui interdisent le travail à ceux qui sont de bonne volonté ? Piquets de grève reconnu par les tribunaux belges !
    Ne parlons pas non plus des comptes bancaires que les syndicats possèdent au Luxembourg et tolérés par le Pouvoir !
    A vomir …

  2. Et le syndiqué se plie aux ordres sans se poser de question, de véritable moutons de Panurge, puis ils vont se plaindre que des sociétés délocalisent, comme “caterpilard” et autres, mais aux élections ils vont encore voter PS ou pire encore PTB.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *