Stalinien un jour ? Stalinien toujours!

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Depuis quelques mois, plusieurs élus du PTB ont quitté leur partis. Élus communaux, régionaux et même au niveau fédéral.

Alors évidemment des départs, des portes qui claquent, ça arrive dans tous les partis. Mais en général, ça arrive plutôt lorsqu’il y a eu des échecs électoraux.

Ici, le PTB allait électoralement bien. Et pourtant, il y a eu cette série de départs. Et si ça s’accélère pour l’instant1, cette tendance ne date pas de hier : il y a eu 25 départs d’élus depuis 2018. Donc, on peut se demander ce qui provoque ces départs à répétition.

Le PTB. lui évidemment, dit que ce sont des réactions individualistes et surtout causées par le fait que les élus doivent rendre une grande partie de leur salaire au parti. Il faut aussi sans doute imaginer que le PS n’est pas pour rien dans tout cela et arrive à récupérer certains élus2, passés par le PTB sans être des communistes purs et durs.

Ceci dit, il y a quand même pas mal de remarques qui reviennent dans la bouche de tous les gens qui ont quitté le parti . Et certaines démontrent que le PTB est resté un parti sectaire et qui, en interne, pratique toujours les méthodes staliniennes.

Les transfuges reprochent au PTB :

  • d’être sectaire
  • de ne pas avoir de démocratie interne
  • un manque de support du travail local
  • de ne pas écouter sa base
  • d’éviter les débats internes
  • peu de considération pour leurs élus3

Pire encore , certains élus et assistants parlementaires parlent de « coachs » qui les surveillent sur un plan politique mais aussi sur un plan privé. Cela rappelle évidemment un peu le principe des « commissaires politiques » qui ont toujours existé dans les partis staliniens mais auxquels on a ici donné le nouveau nom, un peu moderne et cool, de coach. Ces « coachs » qui en seraient à pousser les élus à faire don au parti de leurs éventuels héritages familiaux !

Alors sans défendre le PTB , notons néanmoins que tous ces élus fâchés, s’ils ont démissionné du parti n’ont pas rendu leur siège et continuent donc forcément à toucher leur salaire…et cette fois en totalité !

Alors évidemment, ce n’est pas la première fois qu’il y a des soucis internes au sein du PTB. En 2004, par exemple, il y a eu de grosses divergences internes mais c’était sur un problème de stratégie et un conflit idéologique. Ainsi la Secrétaire générale du parti avait été dégagée car la majorité du parti estimait qu’elle était trop réformiste.

Mais pour ce qui se passe de nos jours, on ne parle pas en rien d’idéologie. Juste de « j’aime pas comment ça se passe » ou « je ne veux pas qu’on touche à mon salaire »…

C’est assez paradoxal pour des gens à la gauche de la gauche LOL . Au point d’ailleurs qu’un des élus perdus du PTB, après 16 ans d’adhésion à ce parti communiste, l’a quitté pour rejoindre le MR libéral !!!

Par rapport à ce cas là, on peut se poser 2 questions.

La première : quelle est la quantité d’élus du PTB qui ont cette « constance » (LOL) politique les faisant passer du communisme au libéralisme ? La seconde : est-il bien normal que les « anti-communistes d’opérette » du MR puissent accepter ce transfuge ? Mais bon parler de l’honnêteté intellectuelle du MR est une chose très difficile.

1 Un conseiller communal à Mons les a quitté la veille du 1er Mai

2 Le transfuge, conseiller communal montois, a rejoint la majorité PS

3 C’est quand même un peu « bourgeois » de s’engager dans un parti communiste pour avoir de la considération avant de le faire pour « défendre le peuple »

Les pères historiques du PTB, de vrais démocrates (LOL), se tracassent de ce qui arrive à leurs descendants

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