Notre vision sociale !

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Essentiel de l’intervention de Jean-Pierre Demol (président d’honneur de NATION) à notre meeting du 1er Mai !

Le 1er mai est la fête de TOUS les travailleurs ! Il n’appartient ni à la gauche, ni à l’extrême gauche, ni aux syndicats. Il n’est pas leur monopole.

Le travail n’a pas de couleur politique imposée. Le travail appartient à ceux qui se lèvent tôt, à ceux qui produisent, à ceux qui construisent, à ceux qui font vivre ce pays. Le travailleur, ce n’est pas une étiquette idéologique, c’est une réalité humaine !

Et nous sommes ici pour réaffirmer que les travailleurs ont le droit d’être représentés autrement, de penser autrement, de se battre autrement.

Car aujourd’hui, beaucoup de travailleurs ne se reconnaissent plus dans les structures traditionnelles.
Ils ne se reconnaissent plus dans ces syndicats qui prétendent parler en leur nom mais qui, trop souvent, sont devenus des relais politiques.

Ils ne se reconnaissent plus dans une gauche qui parle de social mais qui, dans les faits, a abandonné les peuples. Ils ne se reconnaissent plus non plus dans une droite néo-libérale qui ne voit dans l’homme qu’un simple agent économique. Face à cela, nous proposons autre chose !

Et cette autre voie, elle repose sur une idée simple mais fondamentale.

À NATION, nous avons l’habitude de dire : il ne peut y avoir de justice sociale sans la nation, comme il ne peut y avoir de nation sans justice sociale. C’est une vérité essentielle !

Car une nation sans justice sociale est une nation fragile, divisée, condamnée à l’éclatement.
Et une justice sociale sans cadre national est une illusion, un projet hors-sol, incapable de durer.

Pour nous, la justice sociale passe par le solidarisme et l’équilibre social. Deux notions fondamentales, deux piliers, que l’on ne retrouve pas dans la pseudo-démocratie actuelle.

Car soyons clairs : le système dans lequel nous vivons ne fonctionne plus. Il oppose, il divise, il fragmente. Il oppose les travailleurs entre eux ! Il oppose les générations ! Il oppose les citoyens ! Et pendant ce temps, une minorité tire les bénéfices de ce chaos organisé.

Le solidarisme, au contraire, repose sur une valeur de base simple : le sentiment de groupe ! Pour les solidaristes, les intérêts de l’ensemble passent avant les gains individuels. Cela ne veut pas dire nier l’individu. Cela veut dire le replacer dans un cadre, dans une communauté, dans une nation !

Le solidarisme pourrait reprendre la devise des mousquetaires : “Un pour tous, tous pour un.” Et cette devise, elle n’est pas qu’un slogan. Elle est une ligne de conduite. Le solidarisme, c’est l’union des forces vives de la nation dans un même combat. C’est refuser la guerre de tous contre tous ! C’est refuser l’individualisme destructeur ! C’est refuser la logique du chacun pour soi ! C’est affirmer que nous avons un destin commun ! Le solidarisme a aussi pour objectif, dans un travail collectif, de remettre notre pays sur de bons rails.

Car aujourd’hui, notre pays s’égare. Il s’égare dans des politiques improductives. Il s’égare dans des choix idéologiques imposés par une droite néo-libérale et des gauches marxistes. Ces deux “idéologies” sont les faces d’un même système ! Deux visions opposées en apparence, mais qui, dans les faits, participent à la même dérive. Une dérive qui nous mène vers un gouffre social et économique profond.

Regardez autour de vous ! Les ouvriers peinent à vivre dignement de leur travail. Les classes moyennes s’effondrent. Les services publics se dégradent. L’insécurité progresse. Le sentiment d’abandon grandit. Et pendant ce temps, on nous parle de croissance abstraite, de chiffres, de modèles.Mais un pays, ce n’est pas un tableau Excel ! Un pays, c’est un peuple. Et un peuple ne se résume pas à des statistiques.

C’est pourquoi nous affirmons qu’il faut une autre voie. Une voie fondée sur la coopération au niveau national. Une voie fondée sur le solidarisme. Car c’est seulement en étant unis, en étant solidaires, que nous pourrons être compétitifs sur le plan international.

La compétition mondiale existe. Nous ne pouvons pas la nier. Mais nous ne devons pas y entrer en ordre dispersé. Nous devons y entrer en tant que nation, unie, organisée, cohérente. C’est cela, le solidarisme !

Et c’est pourquoi nous pensons que la combinaison du solidarisme et du combat identitaire constitue une véritable révolution. Une révolution non pas violente, mais philosophique et politique. Une révolution qui vise à réconcilier ce que le système a opposé.

Réconcilier :

  • la société et l’individu
  • la solidarité et la responsabilité
  • le conservatisme et le progrès.

Car oui, nous voulons conserver ce qui mérite de l’être. Mais nous voulons aussi construire, innover, avancer. Nous ne sommes pas tournés vers le passé mais bien vers l’avenir ! Un avenir où notre pays retrouvera sa dignité. Un avenir où nos travailleurs seront respectés. Un avenir où nos citoyens se sentiront en sécurité. Un avenir où la Belgique redeviendra un pays où il fait bon vivre.

Mais cet avenir ne viendra pas tout seul ! Il dépend de nous ! Il dépend de notre engagement, de notre courage, de notre détermination. Car rien ne nous sera donné ! Tout devra être conquis.

Alors en ce 1er mai, je vous le dis ! Soyons fiers d’être des travailleurs et des patriotes ! Soyons aussi fiers de défendre une autre vision du social. Une vision enracinée, cohérante et humaine.

Et surtout, restons unis ! Car c’est dans l’unité que réside notre force. Et c’est ensemble que nous pourrons redonner à notre pays le chemin qu’il mérite !


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