NATION et l’écologie : Nancy Van Den Eede répond à des étudiants!

Publié par NATION le

Nancy Van Den Eede, co-présidente de NATION a répondu à une interview demandée dans le cadre d’un travail universitaire.

Le fait que lorsque des étudiants veulent faire un travail sur la mouvance patriotique, ils s’adressent régulièrement à NATION est assez représentatif qu’aux yeux des gens qui s’y intéressent, la mouvance patriotique aujourd’hui est clairement identifiée à NATION.

Notons enfin que le travail en question était particulièrement centré sur la vision que notre mouvance porte sur l’écologie. Et en cela, on constate l’intérêt et l’efficacité du développement de l’action de l’association “Résistance Verte”, en périphérie de NATION.

Bonne lecture

Pourriez-vous, en quelques mots, me présenter votre parti ? Quels idéaux défendez-vous et avec quels objectifs ? Quels sont vos moyens d’action ?

NATION est un parti identitaire et solidariste.

Nous estimons qu’il existe un système politico-financier qui gère nos sociétés avec comme seul but de défendre ses propres intérêts financiers. Ce n’est pas le « marché » qui doit conditionner le politique ! Pour nous,  c’est  le politique qui doit conditionner l’économique.

Nous pensons qu’il ne sert à rien d’essayer d’un peu améliorer le système dans lequel nous vivons. Il faut profondément le changer !

NATION défend des valeurs telles que la famille traditionnelle. NATION veut une jeunesse saine. NATION est pour la sauvegarde de notre patrimoine et de notre environnement. NATION lutte pour la souveraineté du peuple belge et sa capacité à demeurer maître sur son territoire. Nous voulons protéger notre identité.

NATION a 3 axes d’action : la participation électorale, l’activisme de rue et la formation politique et militante. Pour ce dernier point, nous avons créé un « Centre Solidariste d’Etudes Politiques » et un « Centre de Formation Solidariste »

Globalement, quelle vision de l’écologie défend NATION ?

La conservation de notre environnement est une valeur qui nous est chère. L’écologie consiste en la préservation de notre faune et de notre flore. Elle implique un développement responsable et durable sur le plan économique, technologique et démographique. L’humanité ne pourra pas survivre en suivant des modèles de société poussant à la surconsommation et à la mondialisation.

Y a-t-il un lien entre NATION et Résistance Verte ? Si oui, pourriez-vous l’expliciter ? Était-ce une volonté que votre parti intègre dans sa structure un groupe qui travaillerait plus spécifiquement les questions écologiques ? Pourquoi ?

Au sein de NATION, nous avions des membres qui souhaitaient s’investir à 100% pour le combat écologique, nous avons donc crée cette structure avec eux. Cela leur permet d’avoir plus d’autonomie tout en pouvant travailler sur une stratégie commune. Il y a donc bien évidemment des militants de NATION qui sont membres de Résistance Verte, mais ce n’est pas une obligation d’être membre de NATION pour participer aux activités de Résistance Verte.

Je me trompe peut-être mais j’ai l’impression, qu’il y a encore quelques années, les mouvements d’extrême droite ne s’intéressaient que très peu à l’écologie. Ces dernières années cela semble avoir considérablement changé. Outre vos préoccupations réelles pour la préservation de notre environnement, est-ce là également une volonté de ne pas laisser ce terrain à (l’extrême) gauche, aux partis centristes, voire à la droite ? Pourriez-vous m’en dire plus ?

Dès la création de NATION en 1999, une association « Résistance Verte » s’est créée. Donc en ce qui concerne NATION, ce n’est pas très récent. Mais il est vrai que la droite plus « classique » a toujours délaissé ce terrain sous prétexte que la gauche l’occupait.

En ce qui nous concerne, nous choisissons nos causes en fonction de leur justesse et non pas en fonction de qui les soutient ou non.

Depuis la création du Mouvement, une partie de notre programme est consacrée à l’écologie. En effet, nous estimons que l’environnement dans lequel nous vivons fait partie intégrante de notre identité. Il serait pour nous complètement contradictoire de ne pas s’en préoccuper, cela forme un tout dans notre idéal

Quels liens établissez-vous entre la lutte pour l’écologie et vos autres combats ? L’immigration, l’insécurité, le chômage de masse, le remplacement ethnique, etc. sont-ils pour NATION autant de symptômes de la crise « humaine » qui accompagne la crise écologique ? En bout de course, s’agit-il de traiter ensemble les différentes facettes d’un même problème, afin de formuler une écologie véritablement cohérente ?

Comme je disais plus haut, en ce qui concerne nos combats, les uns ne vont pas sans les autres, que ce soit l’écologie ou tout autre point mentionné, cela forme un tout !

Selon nous, le responsable de tous les maux que nous connaissons, y compris les problèmes écologiques et environnementaux, est le système politico-financier dans lequel nous vivons. Changer profondément ce système, et ne pas seulement le réformer, est la seule solution pour solutionner vraiment les problèmes existentiels qui nous assaillent de toutes parts.

A la lecture de votre programme ; il apparait que la lutte pour la préservation de l’environnement doit être patriote, et doit s’opposer au système de surconsommation et de mondialisation actuel. L’écologie est-elle finalement une composante inévitable d’un nationalisme qui promeut une révolution identitaire cohérente ? Pourriez-vous m’en dire plus ?

Bien sûr, l’écologie est une part importante du nationalisme, avec une politique respectueuse de l’environnement, de notre faune et de notre flore.  Une politique de proximité, défendant nos artisans, nos commerçants et nos entrepreneurs de la mondialisation sauvage et des délocalisations, en plus d’une politique sociale, solidaire et respectueuse de notre identité.

En tant que Belge et Européen, ça n’aurait pas de sens de prétendre défendre notre terre et notre peuple pour laisser la terre se faire polluer et le peuple se faire empoisonner par la pollution.

Dans le chapitre sur l’agriculture, on peut voir que vous accordez une attention toute particulière aux agriculteurs belges et européens. La volonté de NATION de revenir à une économie locale, respectueuse des travailleurs de la terre et de leurs produits transparait également fortement. Pouvez-vous m’en dire plus sur cette volonté politique de NATION ? Est-ce là aussi une manière de promouvoir la figure de l’agriculteur enraciné dans son territoire régional/national ?

70% de nos  agriculteurs déclarent gagner moins de 1500€ par mois. Le métier n’attire plus du tous les jeunes générations. Pour la plupart, il s’agit de gens qui ont hérité d’une exploitation familiale. Pourtant le travail de la terre est une activité noble et essentielle ; il est donc nécessaire de lancer un plan de relance pour sauver l’agriculture belge et européenne, en aidant fiscalement ces gens et en favorisant l’économie locale. 

Et bien entendu, les métiers de la terre sont un des symboles les plus concrets de l’enracinement d’un peuple et de son attachement à la terre !

Pour ce sujet, comme dans plein d’autres, il faut penser global mais agir local !

En conclusion de votre programme, vous évoquez le projet de Grand Remplacement du VieuxContinent par des masses venues du tiers-monde. La défense des circuits courts et des identités locales des agriculteurs (notamment) va-telle de pair avec cette lutte contre le Grand Remplacement ? Peut-on en déduire que, découlant de ce lien entre la terre et son peuple, la défense de la communauté régionale-nationale se fait contre l’Etat, contre la mondialisation ?

Pour nous, notre combat est un tout. En tant que nationalistes, nous ne pouvons pas lutter juste contre l’immigration ou juste pour notre patrimoine ou ne parler que de l’environnement !

Les circuits courts, préserver l’identité locale sont à notre sens des pistes bien plus efficaces contre la globalisation et le système, que de manifester pour suivre des Greta Thunberg qui sont justement des produits de cette société de l’image et de la globalisation.

Ceci dit, nous ne sommes pas anarchistes. Nous sommes opposés au système politique et financier mais pas à la notion d’Etat. Simplement, nous voudrions que cet Etat ait la protection de sa population comme première préoccupation, avant de faire plaisir aux banques, aux grands patrons ou au Big Pharma. Pour le reste, ce que nous combattons n’est pas une mondialisation inévitable de par les avancées technologiques. Mais elle doit être contrôlée et ne pas servir à une idéologie mondialiste qui, elle, veut détruire les peuples en les mélangeant pour en faire un troupeau métissé juste bon à produire et à consommer.

Dans votre programme, j’ai pu lire énormément de propositions pour préserver l’environnement – propositions qui touchent d’ailleurs des axes très différents. D’un point de vue international, pour quel politique écologique plaidez-vous ? Que pensez-vous par exemple de l’organisation annuelle des COP ? Les pensez-vous utiles, voire nécessaire ?

Les COP me font penser, l’hypocrisie en plus, aux travailleurs sociaux qui aident les travailleuses du sexe. Cela part d’un bon sentiment mais ça ne fait cesser ni la prostitution ni disparaître les proxénètes…

Nous voulons une politique écologique qui arrête de culpabiliser le public et de le taper sans cesse au portefeuille. Il faut trouver des solutions innovantes et positives. Mais surtout, il faut que les Etats prennent des mesures contraignantes contre certains grands groupes industriels si ceux-ci ne respectent pas les règles. Mais pour cela, il faudrait que les Etats soient indépendants des forces de l’argent…On en revient au point de départ : il faut tout changer !


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