Les incohérences gauchisto-progressistes !

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Les gauchistes et autres “progressistes” se présentent généralement comme des adversaires irréductibles de la peine de mort. C’est une position qui peut se défendre au nom du respect absolu de la vie humaine.

Mais cette position soulève une question de cohérence. Si l’on considère qu’aucune autorité ne devrait avoir le droit de mettre fin à une vie humaine, même lorsqu’il s’agit du violeur-tueur d’enfant, alors il paraît logique de s’opposer également à l’avortement et à l’euthanasie – ou au “suicide assisté”, parfois présenté sous l’expression plus consensuelle “d’aide à mourir dans la dignité”.

Dans cette perspective, ces pratiques reviennent elles aussi à provoquer volontairement la mort d’un être humain, même si les motivations, les circonstances et le cadre juridique diffèrent profondément de ceux de la peine de mort. La question n’est donc pas seulement de savoir qui décide de la mort, mais de déterminer si le principe de l’inviolabilité de la vie humaine doit s’appliquer de manière constante.

On peut naturellement défendre des distinctions entre ces situations. Mais il est alors nécessaire d’expliquer sur quels principes elles reposent. Sans cette justification, condamner catégoriquement la peine de mort tout en approuvant l’avortement ou l’euthanasie peut apparaître, à mes yeux, comme une position difficile à concilier sur le plan des principes.

Jean-Pierre Demol

Catégories : Divers

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