Le génocide dont presque personne ne parle !

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Le génocide arménien par les Turcs est bien connu et NATION a toujours marqué son soutien à la communauté arménienne (voir ci-dessous).

Visuel de NATION publié, par exemple, en 2020

Mais les Turcs et les tribus de Kurdes (!!!), qui ne furent pas toujours aussi gentils qu’ils ne le prétendent. ont au même moment exterminé d’autres communautés.

En effet, il y a aussi le massacre des populations chrétiennes assyro-chaldéennes et syriaques de l’Empire ottoman entre 1915 et 1918. Elles ont été perpétrées parallèlement au génocide arménien et ont causé la mort de plus de 250 000 personnes, soit plus de la moitié de cette communauté

C’est ce qu’on appelle le génocide syriaque. Mais ce génocide-là n’est toujours pas officiellement reconnu et c’est une profonde injustice.

Dans cet « Occident », on vous demande de pleurer pour le premier « Ouïghour  » chinois, mais plus rarement pour des chrétiens d’Orient.

En cette semaine qui était celle de la commémoration officielle de la mémoire des victimes, NATION a pensé nécessaire de publier cet article en mémoire de ce génocide-là ! Et en illustrant, par la photo ci-dessous, ce que nous pensons de ceux qui les ont assassiné .


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Alberto da Giussano · 20 juin 2026 à 7 h 58 min

ܐܒܘܢ
ܐܒܘܢ ܕܒܫܡܝܐ
ܢܬܩܕܫ ܫܡܟ
ܬܐܬܐ ܡܠܟܘܬܟ
ܢܗܘܐ ܣܒܝܢܟ
ܐܝܟܢܐ ܕܒܫܡܝܐ ܐܦ ܒܪܥܐ
ܗܒ ܠܢ ܠܚܡܐ ܕܣܘܢܩܢܢ ܝܘܡܢܐ
ܘܫܒܘܩ ܠܢ ܚܘܒܝܢ ܘܚܬܗܝܢ
ܐܝܟܢܐ ܕܐܦ ܚܢܢ ܫܒܩܢ ܠܚܝܒܝܢ
ܠܐ ܬܥܠܢ ܠܢܣܝܘܢܐ
ܐܠܐ ܦܨܐ ܠܢ ܡܢ ܒܝܫܐ
ܡܛܠ ܕܕܠܟ ܗܝ ܡܠܟܘܬܐ
ܘܚܝܠܐ ܘܬܫܒܘܚܬܐ
ܠܥܠܡ ܥܠܡܝܢ
ܐܡܝܢ
Ci-dessus le Notre Père (Aboun d’Basmayo) écrit en syriaque (et en alphabet syriaque, différent de l’alphabet arabe).
Comme toutes les langues sémitiques le syriaque s’écrit … à l’envers (de droite à gauche) et en ignorant les voyelles.
Le Tour Abdîn – ou Tur Abdîn en syriaque – (Montagne des serviteurs de Dieu) est un des foyers historiques des chrétiens syriaques orthodoxes.
De même leurs voisins Assyro-Chaldéens (ou Assyriens) ont également un foyer historique : le Hakkâri – et des zones entre celui-ci et la ville de Mossoul en Irak.
Le Traité de Sèvres en 1920 prévoyait une certaine autonomie pour les « Assyro-Chaldéens » (terme usité à l’époque), dont des délégations avaient assisté aux conférences de paix avec la revendication d’un État assyrien, apparemment promis par Londres en décembre 1917, mais le Traité de Lausanne en 1923 constitua un recul tant pour eux que pour les Arméniens ou les Kurdes, tous sacrifiés au réalisme géopolitique et à la nouvelle division du Proche-Orient entre Turquie kémaliste ; mandats français en Syrie et Liban ; et mandats britanniques en Irak, Transjordanie et Palestine.
Un escadron assyrien (Assyrian Levies) aida la puissance mandataire britannique à réprimer des insurrections nationalistes arabes chiites et kurdes en Irak mais à la fin du mandat, en 1932, le Royaume-Uni abandonna ses alliés. Le 20 octobre 1931, un mémorandum de notables assyriens, demandant l’établissement d’une région autonome, où auraient notamment été regroupés les Assyriens réfugiés du Hakkâri, fut adressé aux autorités, sans résultat, et l’été suivant les Assyrian Levies se révoltèrent et furent matés avec l’aide des troupes britanniques. En mai 1933, le gouvernement irakien mit le patriarche Mar Shimoun en résidence surveillée à Bagdad et les notables assyriens-nestoriens furent mis en demeure d’abandonner toute revendication d’établissement compact des réfugiés, suite à quoi, en juillet, une partie de ces réfugiés alla demander asile dans la Syrie sous mandat français. Devant le refus des autorités françaises de leur accorder un territoire autonome, ils refranchirent la frontière irakienne en août 1933 où un millier d’entre eux furent massacrés par les troupes irakiennes, dirigées par le colonel kurde Bakir Sidqi.
Avant la chute de Saddam Hussein, l’Irak était le seul pays du Moyen-Orient où des partis « Chaldo-assyriens » ou « syriaques » étaient actifs et se présentaient aux élections. Sous les régimes baasistes, du moins lors de sa période plus ouverte envers les minorités, la langue néo-araméenne fut enseignée et le développement culturel de cette minorité encouragé … L’intervention de l’hyperpuissance Américaine pourrait bien signer leur disparition définitive …
Le fait de transplanter les restes de ces deux antiques peuples d’Orient comme réfugiés dans un Occident, progressivement transformée en une invivable tour de Babel ‘’métissolâtre’’ et ‘’multiethnique’’ où ils végèteront puis disparaitront par acculturation et ‘’melting-potage’’, ne serait qu’une fuite en avant qui ne servira que leurs ennemis et pas du tout la survie de ces peuples chrétiens ou celle des peuples européens de souche.
La création d’un foyer national pour ces deux peuples, comme il leur avait été promis au traité de Sèvre en 1920 serait la seule solution honnête, équitable et viable les concernant …
L’on peut toujours rêver.
Il est des peuples plus égaux que d’autres au Moyen-Orient.

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