Comment lutter contre la cancel culture?

Publié par NATION le

Ci-dessous nous vous proposons quelques extraits d’un travail d’étudiants de l’Université d’Academia Christiana qui s’est déroulée du 16 au 22 août, étudiants qui ont participé à des ateliers sur la rédaction et le journalisme. Ci-dessous un article extrait du journal rédigé en interne intitulé L’ETINCELLE.

La cancel culture ou « culture de l’annulation » vise à annihiler toute référence blanche, de l’Europe à l’Outre- Atlantique en passant par l’Afrique du sud. Cette annulation prend la forme de campagnes d’intimidations dans les universités, dégradations de monuments, censures de masse sur les réseaux. Comme le dit l’adage, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir. (…)

Par conséquent, dans le cas où des personnes voient planer sur eux un soupçon de discrimination – comprendre ici contre des « racisés », des femmes, des chats, (…) ou que sais-je ? – alors l’anathème sera jeté sur eux et leur entourage jusqu’à la fin des temps. En revanche, soyez assuré d’être pardonné si vous êtes adepte (…), de « discrimination positive » et autres joyeusetés de ce genre car, finalement, les descendants de Molière l’auront bien cherché. (…)

(…)

Alors de quelle manière lutter contre cela ? S’il est vrai qu’à bien des égards nous avons l’impression d’avoir affaire à une sorte de rouleau compresseur, il nous serait bien aise de convaincre nos proches et ceux qui ne sont pas encore atteints par cette religion mortifère. La machine de guerre médiatique et le marketing semblent nous pulvériser comme pierre angulaire

Cultivons donc notre Histoire et perpétuons-la par notre action et dans nos actes. Instruisons-nous et diffusons autour de nous: les formations de l’Institut Iliade, la petite Histoire, les sagas Points de repères etc. Redécouvrons les histoires de nos contrées : légendes, hauts faits, héroïsmes cachés.

Ce mouvement, hérité de la pensée féministe et antiraciste américaine, est issu des travaux de Peggy Macintosh, qui considère « le privilège de la peau blanche » comme étant un ensemble invisible d’avantages non mérités. L’auteur confond vraisemblablement son privilège de classe avec ce qu’elle prétend être un privilège racial. Comme le disait Nietzsche, nos pensées sont influencées par notre environnement de vie.

À bien des égards nous pouvons rapprocher cette méthode de suppression à la déconstruction des mausolées maliens par les djihdistes en 2012. Ou encore la destruction des sites culturels antiques à Palmyre. À l’instar des djihadistes, la cancel culture vise la fin des civilisations. La kalash et le thé à la menthe en moins. L’enjeu de cette lutte est bien la survie car un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir et docile.

La société est ainsi atteinte du paradoxe de Popper qui stipule que pour être tolérant, il faut être intolérant à l’intolérance. Étonnant non ? D’où cette profusion de novlangue et haine viscérale déguisée en valeurs vertueuses: virtue signaling, whitness studies pour théoriser tout cela, le tout porté en étendard par les ligues intersectionnelles.

Ce gouffre sans fond, cette fosse sceptique des idées de la lie de l’humanité, ne s’arrêtera que lorsque les atomes de chaque être qui vole, bouge, nage, mange sera séparé. Et soyez assurés que même là ils trouveront toujours quelque chose à séparer.

Frédéric Payet

Précision : les points de vue exposés n’engagent que l’auteur de ce texte et nullement notre rédaction. Cet article est repris du Média alternatif, Breizh-info.com 


1 commentaire

kerstens pieter · 15 septembre 2021 à 14 h 47 min

“Un arbre sans racines est un arbre mort. Un peuple sans Histoire est un peuple condamné ! “

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