Une guerre ouverte, bientôt au coeur de l’Europe?

Publié par NATION le

Depuis 2014, un foyer de guerre existe au cœur de l’Europe. En Ukraine, plus précisément. Ce foyer de guerre oppose les forces du gouvernement ukrainien (pro-OTAN et soutenu par les Bernard Henry Lévy et consorts) à ce qu’on appelle les rebelles “pro-russes” et qui sont en fait les populations russophones de l’Est de l’Ukraine (le Donbass).

Depuis, entre cessez-le-feu et reprises des hostilités, rien n’est réglé et les belligérants continuent à se faire face.

Mais depuis un bon moment, les rares combats qui avaient lieu étaient très limités dans le temps et en intensité.

De nombreux signes montrent que les combats pourraient néanmoins reprendre sur une grande échelle et déboucher même sur une internationalisation du conflit.

En effet ces dernières semaines, les violations du cessez-le-feu se sont multipliées à un niveau rarement atteint ces derniers mois. Les forces ukrainiennes ont effectué de nombreux bombardements auxquels ont bien entendu riposté les séparatistes pro-russes. On a aussi pu noter du côté ukrainien, d’importantes concentrations de blindés et d’artillerie en train de monter vers la “ligne de front”.

Ce n’est pas la première fois que les Ukrainiens font de telles démonstrations de force. Mais deux faits rendent ces manœuvres plus inquiétantes.

D’abord, l’arrivée au pouvoir aux USA de l’administration Biden dont on connaît la proximité avec le pouvoir ukrainien.

Ensuite, car cela fait maintenant des années que les forces américaines réorganisent, équipent et entraînent les Ukrainiens. Ce qui fait que leurs forces armées pourraient être devenues bien plus performantes que l’armée démoralisée et mal équipée que l’on a connu jusque maintenant.

Quoi qu’il en soit, il s’agit d’un jeu très dangereux qui pourrait relancer, voire aggraver un conflit armé au cœur de l’Europe !

En cela, il serait grand temps de s’en inquiéter et que la diplomatie européenne, sorte de son rôle de fantoche, et lance des initiatives pour trouver des solutions pacifiques. D’autant plus qu’en cas d’offensive victorieuse visant à couper les accès de la République du Donbass à la Russie, il serait possible que Moscou intervienne directement dans le conflit, ce qui du coup,  embraserait toute la région.

La guerre civile idéologique

L’autre drame de ce conflit est le fait que des deux côtés se trouvent des nationalistes, ukrainiens et russes, mais aussi provenant d’autres pays. Et choisissant leur camp en fonction de telle ou telle affinité, souvent d’ailleurs au prix de très particulières alliances de circonstance.

Ainsi du côté ukrainien, on trouve des nationalistes parfois très radicaux mais qui n’ont guère de soucis avec le soutien de l’OTAN, des Américains et des Turcs. De même, côtoyer des islamistes tchétchènes ou soutenir un gouvernement pro-israélien ne les gênent pas.

De l’autre côté, on trouve des miliciens agitant symboles soviétiques mais aussi des images saintes orthodoxes. On trouve aussi des volontaires étrangers provenant de groupes nationalistes et qui cohabitent avec d’autres volontaires étrangers provenant, eux, de l’ultra-gauche…

Décidément, une drôle de guerre, en tous cas pour ceux qui aiment les schémas établis….


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