Le protectionnisme : seule solution ?

Le démantèlement total des protections aux échanges, qui fut décidé conjointement par les États-Unis d’Amérique et la Commission européenne, a conduit directement à la destruction inexorable de nombreuses industries dans notre pays et partout en Europe . Même l’agriculture, l’élevage de bétail, et d’autres domaines commerciaux ont subi ce point économique négatif, qui mène à l’appauvrissement de notre société . I

Ce concept a été accepté par les instances européennes car d’abord, elle sont à la solde des grandes puissances d’argent mais aussi car elles sont d’une incompétence notoire.

Il est clair également, qu’il ne peut y avoir de salut sans une réforme profonde de la politique économique actuelle . Il faudrait déjà, rétablir un protectionnisme par zones de même niveau de vie, un protectionnisme raisonnable et raisonné . Il faut rappeler aussi, car nous sommes le plus souvent « enfumés », que les politologues et autres économistes qui sont invités à s’exprimer dans les médias, font partie ou sont à la solde de l’oligarchie financière, qui écarte sans pitié celles ou ceux qui veulent vraiment défendre les intérêts des peuples européens .En France par exemple, les médias audiovisuels n’ont jamais invité leur seul prix Nobel d’économie, feu Maurice Allais , car ses idées n’étaient pas celles établies par le « système » !

Et puisque nous évoquons Maurice Allais, celui-ci disait « Le chômage actuel est dû à la libération totale du commerce, ce système est un facteur d’aggravation de la situation économique et sociale » En effet, il avait raison car sans protectionnisme, comment voulez-vous lutter contre des coûts de fabrication cinq à dix fois moindres que chez nous ?
C’est ainsi avec les produits chinois, les fruits et légumes des pays de l’Est, le boeuf bolivien, etc … Comment sans protectionnisme, lutter contre une concurrence déloyale, chinoise, indiene, sud-américaine.

Pourtant, des solutions existent ! Le chômage résulte principalement des faillites et des délocalisations, ces dernières dues aux trop grandes différences de salaire . Dans ce cas, il faut rétablir une légitime protection. Voici un exemple : recréer des ensembles régionaux plus homogènes, unissant plusieurs pays qui présentent des mêmes conditions de revenus, et des mêmes conditions sociales. Chacune de ces organisations régionales serait autorisée à se protéger de manière raisonnable, contre les écarts de coûts de production, tout en maintenant simultanément en interne, au sein de sa zone, les conditions d’une saine et réelle concurrence entre ses membres associés. Un protectionnisme raisonnable, qui ne constituerait pas une atteinte aux pays en développement.

Depuis quelques décennies, les grandes entreprises utilisent ces pays en développement pour leurs bas coûts. Mais si les salaires devaient trop augmenter, elles délocaliseraient aussi ! Et donc, ces pays ont intérêt à s’unir avec leurs voisins qui ont un niveau de vie semblable, pour développer à leur tour, et ensemble, un marché interne suffisamment grand pour soutenir leur production. Et suffisamment équilibré pour que la concurrence interne ne repose pas uniquement sur le maintien des bas salaires.

Cela pourrait concerner plusieurs pays de l’Est de L’Union européenne, qui ont été intégrés sans réflexion ni délais préalables suffisants . Et sans ce protectionnisme, cela mènera à terme, à la déconstruction de toute l’activité de chaque pays ayant des revenus plus élevés, comme la France ou le Benelux.

Avec le point de vue doctrinaire des Macron et de ceux qui tirent ses ficelles, une bonne partie de nos industries finiront par délocaliser, alors qu’elles sont pourtant rentables.

Mais seul le gain intéresse ce système. Si rien ne se fait, si aucune limite n’est posée, perdureront la destruction d’emplois, la croissance du chômage dans divers domaines, comme dans l’agriculture, où nos paysans sont assassinés à petit feu . Et plus dramatique encore, une montée de la paupérisation, déjà bien présente en Europe.

D’autre part, il faut prendre conscience que la crise et la mondialisation sont liés. Les grands dirigeants mondialistes ramènent tout à la monnaie. Or, celle ci ne représente qu’une partie des causes du problème économique. Tenter de régler le problème monétaire ne réglerait pas le point essentiel qui est la libération nocive des échanges internationaux .

Attribuer les conséquences sociales des délocalisations à des causes monétaires uniquement, est une erreur . Dès 1987, l’Europe s’est ouverte sans aucune précaution et sans laisser de protection extérieure, à la concurrence des pays aux coûts salariaux si bas, que s’en défendre était illusoire . Et nous en voyons aujourd’hui les conséquences …

Ce n’est plus un secret, que les principaux bénéficiaires sont les milieux boursiers et bancaires. Ainsi que les multinationales, avec un mécanisme économique fait pour les enrichir toujours plus tout en appauvrissant les peuples et les travailleurs.

Et c’est ce que combat le Mouvement NATION. Seule une réforme totale de la politique économique peut changer cela, et seul NATION vous le propose !

Pensez-y aux prochaines élections.

Jean-Pierre Demol

Une réflexion au sujet de « Le protectionnisme : seule solution ? »

  1. Très bonne analyse de la situation actuelle. Mais comment en sortir, avec tout ces gouvernements incompétents qui ne voient que leur richesses et leur obéissance totale au grand maître US, une révolution, personne ne suivra. Il faut trouver autre chose, un genre d’explosion parlementaire comme maintenant, mais comment faire pour en revenir à une démocratie réelle, sur le modèle de l’Islande ou même de la Suisse. Peut-être en les harcelant de courrier, il faudrait trouver un texte suffisamment clair et explicatif de ce que la population voudrait. Il m’arrive parfois d’écrire aux différents partis pour leur faire part de mes suggestions, mais écrire aux partis n’est pas suffisant, il faut écrire aux mandataires directement.

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