Belfius est à nous !

Le gouvernement fédéral envisage d’inscrire BELFIUS en bourse, donc de la privatiser, or cette banque est ce qui reste du “crédit communal” et possède toujours les biens des administrations communales.

Si elle est privatisée, elle devra devenir rentable pour les actionnaires et les petites agences se trouvant encore dans certaines communes devront fermer, avec pour conséquence, perte d’emplois pour les employé qui les occupent encore et perte de possibilités pour les clients d’avoir une agence à proximité.

NATION proteste bien évidemment contre ce projet !

  • Un peu d’histoire ! Cette banque a été créée en 1860 sous l’appellation « Crédit Communal » par les différentes communes comme une dépendance de celles ci pour conserver les fonds et les investir aux profits de la commune dont elle dépendait, à cette époque, seule les communes étaient « actionnaires ».
  • C’est en 1947 que cette institution s’est ouverte au public, au départ en offrant la possibilité d’ouvrir un « carnet de dépôts ».
  • En 1924 une autre institution fût créée, la Coopérative Ouvrière Belge, COB, qui deviendra par la suite la « BACOB » et sera racheté par DEXIA en 2001.
  • En 1997, participation dans la banque italienne « CREDITOP »
  • Car en 1996 notre « Crédit Communal » s’allie au « Crédit Local de France », pour devenir DEXIA et être côté en bourse en 1999
  • Ensuite en 2000, rachat de « Financial S écurity Assurance US » et « ARTESIA » en 2001
  • Crash bancaire en 2011 !
  • Création de « BELFIUS » en 2012 dont le nom vient de BEL pour Belgique, FI pour finances et US pour « us » = nous. Voilà !

On voit bien qu’à l’origine, l’esprit de la banque était d’être un outil pour la communauté. Sa privatisation accentuera l’impératif de profit à court terme et aura donc un impact négatif sur les conditions d’accès au crédit et sur les services bancaires de base à la population. Elle limitera aussi à terme la possibilité des communes à réaliser des investissements publics.

Belfius doit rester au service avant tout de la communauté. Et il devrait d’ailleurs en être de même pour l’essentiel des institutions bancaires et financières…D’où le concept, défendu par NATION, d’économie partiellement dirigée. NATION estime en effet que l’Etat doit garder “in fine” le dernier mot en ce qui concerne toutes les entreprises essentielles pour le bon fonctionnement du pays.

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