Réalité sur le voile islamique !
Depuis environ 20 ans, on voit, en Belgique et ailleurs en Europe, de plus en plus de femmes et de jeunes filles musulmanes porter le « khimar » sur la tête (appelé erronément « hijab », ce dernier désignant un rideau ou un écran).
Le principe initial est, selon le Coran, de couvrir le « juyub » (décolleté ou échancrure sur la poitrine). Selon le Coran, une femme, comme un homme, doit s’habiller avec des tenues discrètes (sourate 24, versets 30 et 31) pour dissimuler les formes du corps et pour ne pas attirer l’attention (Il est recommandé aux femmes, par exemple, de ne pas porter de bijoux voyants ou « bruyants. »). C’est assez paradoxal lorsque l’on voit des jeunes femmes musulmanes se cacher les cheveux pour ne pas attirer le regard des hommes, mais qui ont les yeux et la bouche maquillés excessivement, comme des stars…
Pour de nombreux historiens et pour les théologiens réformistes, les versets cités plus haut visaient à l’origine la protection et la distinction sociale des femmes, dans le contexte du VIIe siècle en Arabie, et non une prescription vestimentaire. C’est l’orthodoxie islamique majoritaire qui a mal interprété ces textes dans le but d’en faire une obligation de couvrir le corps et la chevelure pour les femmes musulmanes.
Ensuite, est arrivé le wahhabisme, venu tout droit d’Arabie Saoudite, et qui, avec le salafisme, a massivement diffusé cette pratique à partir des années 1970, une vision ultra-conservatrice de l’islam à travers le monde, notamment en finançant les mosquées d’Europe et en installant des imams à leur solde. Ils sont arrivés petit à petit, à la standardisation du foulard de tête, et d’imposer aux femmes un modèle vestimentaire quasi-unique et austère (sombre ou noir). Ils ont ainsi réussi en deux ou trois décennies, à remplacer les tenues traditionnelles et colorées qui existaient historiquement dans de nombreux pays musulmans, en Afrique ou en Asie du Sud.
Aujourd’hui, de plus en plus de femmes et de très jeunes filles musulmanes vivant en Europe, affirment qu’il ne s’agit pas d’une contrainte, ni d’une soumission, mais d’un choix personnel. Elles évoquent le “libre-arbitre” en jouant sur les valeurs occidentales de “droit de disposer de son corps”, argument de protection.
En tant que spécialiste dans ce domaine (histoire des religions), j’ai la certitude que cette pratique, qui découle d’un dogme, est une mauvaise interprétation, et le fait d’avoir intellectualisé cette pratique donne aux jeunes femmes et aux jeunes filles musulmanes, le sentiment qu’elles croient sincère de faire un choix autonome, alors qu’elles ont été “drillées” pour le faire, parfois à l’insu de leur plein gré.
Alors, il y a quelques questions pour ces femmes et jeunes filles voilées :
• Si c’est un choix purement personnel, comment expliquez vous que vous portez TOUTES exactement le même type de vêtement, de la même manière ?
• Le propre d’un choix individuel n’est-il pas d’exprimer sa propre personnalité plutôt que de se conformer à un moule ?
• Vous vivez cela comme une liberté individuelle, mais êtes vous seulement conscientes que dans l’espace public occidental, ce “vêtement” est perçu par une majorité de gens “de souche”, comme un symbole religieux radical, ou politique d’uniformisation, et même, de rejet des codes locaux ?
• Et enfin, pourquoi en Occident, adopter des codes vestimentaires, parfois sombres, venus du Golfe du Persique, alors que cela n’a AUCUNE racine en Europe, ni même dans les traditions colorées du Maghreb ou de l’Afrique subsaharienne, dont la plupart d’entre-vous sont originaires?
À NATION, nous ne sommes pas dupes, nous savons qu’il ne s’agit que d’un étendard d’appartenance et de soumission à l’islam, pour imposer cette religion petit à petit. Tant que nous existerons, nous ne laisserons pas faire cela !
J-P Demol

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