Des places pour les migrants, la rue pour les Belges : deux poids, deux mesures ?
L’Union européenne impose aux États des obligations précises pour l’accueil des demandeurs d’asile, mais laisse largement chaque pays organiser et financer ses propres solutions d’hébergement pour les personnes sans-abri.
En 2024, la Belgique a consacré 929,4 (!) millions d’euros de dotation fédérale à FEDASIL, l’organisme chargé de l’accueil des demandeurs d’asile.
En Wallonie, les budgets existants consacrés aux maisons d’accueil, aux maisons de vie communautaire et aux abris de nuit s’élevaient à environ 42 (!) millions d’euros en 2025, auxquels près de 4 millions supplémentaires ont été ajoutés. Ces montants concernent toute la Wallonie !
Ces budgets ne couvrent pas les mêmes missions et ne sont pas directement comparables. Mais une question demeure. Comment accepter que des personnes dorment encore dehors en Belgique faute de places disponibles, alors que des centaines de millions d’euros sont mobilisés pour l’accueil des demandeurs d’asile ?
Et surtout, qu’en est-il des Belges sans-abri ? Pourquoi notre pays ne déploie-t-il pas des moyens suffisants pour garantir à ses propres citoyens un toit et un minimum de dignité ?
Il ne s’agit pas d’opposer des personnes vulnérables à d’autres. Il s’agit de demander aux responsables politiques pourquoi notre société sait organiser des dispositifs d’accueil à grande échelle pour les étrangers, mais ne parvient toujours pas à mettre à l’abri les nôtres et toutes les personnes européennes qui en ont besoin.
La solidarité ne devrait pas être une compétition. Mais aucun Belge, aucun Européen, aucune personne ne devrait devoir dormir dehors “faute de solutions” comme argument…
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PRIORITÉ NATIONALE !
Alex

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